UNE SIMPLE ISONOMIA

 

 

 

DIX10, UNE SIMPLE ISONOMIA

Si dans le champ du langage qui est notre seul asile ce qu’au fond nous croyons trouver est la simple redécouverte de ce qui a été perdu, il semble bien que ce qui alors a été retrouvé n’est pas de votre fait et qu’enfin cette aubaine ne vous soit imputée paraît l’entier du bon sens. Pour revendiquer la trouvaille il suffira de la faire tenir dans le corps d’un objet et l’entier de son inédit sera le nom retrouvé la représentation retrouvée et la valeur retrouvée, chacun appréciant selon son humeur. La création vous étant imputée au titre d’acteur pour le fait d’avoir donner un visage à ce qui se trouvait jusque-là disloqué, le génie de l’auteur qu’ainsi vous avez laissé à dire les retrouvailles d’un fond mesuré d’avec une forme à ses mesures devient dès lors le droit d’auteur non pas dédié à un objet mais attaché à son produit.
La marchandise ou le produit que nous représentons par les moyens de la peinture est l’objet dont vous auriez remercié les mérites en le congédiant lui et son créateur-auteur-acteur et gardé par-devers vous le nom la figure et la valeur qu’il tient toujours en sa réserve par le fait des largesses d’une idée inespérée et d’un talent besogneux cela non pas dans le dessein de toucher vite le droit d’auteur mais bien pour vous débarrasser une bonne fois pour toute du créateur et de son droit de producteur, le même, autre du premier comme démiurge idéal, de l’auteur et de son talent de réalisateur, le même, autre du premier comme criminel idéal enfin de l’acteur et de son mime de spectateur, le même, autre du premier comme témoin idéal, cela en opposant le quatre fois trois coups du prodige.
L’objet et son produit ayant été là vitrifiés ont cédé le pas aux Sujets leurs doubles installés à présent dans un rapport de symétrie où le prodige fait figure de séparation comme membrane identité pli ou arrête et ainsi révèlent une étincelance et sa mise à disposition en la forme simple du prodige présente à l’instant et à présent le secours du désir de langage de l’autre autre du fameux vouloir donner quelque chose qu’on n’a pas à quelqu’un qui ne l’a pas et qui n’en veut pas.
Le ni l’Un ni l’Autre de l’exonomie se tient immobile dans le cri et la stupeur, l’Un pour l’autre de l’Autre de la dénommée se tient retranché dans la plainte et la contrainte enfin l’Un et l’Autre pour l’Autre de l’Isotès ouvre une Isonomia où l’apparition continuée du secours du désir de langage de l’autre est certainement abandon simultané de la preuve, du crime, du secret et de tout ce qui s’en suit.